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Canton du Valais

Le canton du Valais (VS – en allemand Kanton Wallis) est un canton de Suisse situé au sud du pays.

C’est un canton souverain au sein de la Confédération suisse depuis 1815, il est de tradition catholique et a comme chef-lieu la ville de Sion, plus grande ville du canton avec 29 874 habitants suivie par Monthey, Sierre et Martigny avec plus de 15 000 habitants, selon le Valais en chiffres 2010. Le canton est partagé entre le français et l’allemand comme langues officielles.

Ethymologie

Le Valais correspond historiquement à l’ancienne « Vallée Pennine » (Vallis Poenina), nom que les Romains donnèrent à la région. Par la suite, au VIe siècle, elle sera désignée sous la forme de pagus Vallensis (« pays de la Vallée ») ou tout simplement Vallensis.

Histoire

Occupé dès la préhistoire, le territoire du canton du Valais voit se développer une civilisation originale lors de l’Âge du bronze. Dès le IVe siècle av. J.‑C., quatre tribus celtes se partagent son territoire, incorporé par Auguste dans l’Empire romain. Le Valais gallo-romain, situé sur l’importante route du Grand-Saint-Bernard est prospère. Le christianisme y est attesté dès 377 et un évêché est sis à Martigny au plus tard en 381.

À la chute de l’Empire, la région devient burgonde avant d’être intégrée avec celui-ci dans le royaume franc carolingien. À sa disparition, il fait partie du royaume de Bourgogne transjurane dont l’abbaye de Saint-Maurice d’Agaune est le centre religieux. Le comté du Valais devient propriété de l’évêque de Sion en 999, sur donation de Rodolphe III de Bourgogne. Suit une période d’anarchie favorable à l’apparition du système féodal, où le canton est morcelé entre propriétés de la maison de Savoie et celles de l’évêque de Sion. Au XIe siècle, il passe au Saint-Empire romain germanique et les anciennes propriétés sont remplacées par de nombreuses seigneuries et territoires, les Savoyards et l’évêque de Sion n’étant plus que suzerains. Il faut attendre 1260-1270 pour entendre parler de pays du Valais. En 1375, le sire de La Tour et, en 1420, celui de Rarogne, membres les plus illustres de la noblesse féodale locale, sont renversés par les communes alliées au prince-évêque de Sion : c’est la fin du féodalisme et le début du patriciat avec la formation d’une élite au sein des différentes communautés et une plus grande indépendance de ces dernières. Cette élite prend bientôt la place des nobles au sein du Conseil général, ancêtre de la Diète. La partie amont du territoire se germanise en vagues successives entre les IXe et XIVe siècles ; parallèlement l’influence des comtes, puis ducs, de Savoie augmente dans le Bas-Valais. Le Valais devient allié des cantons suisses à la fin du XIVe siècle et sa frontière est fixée à la Morge de Conthey. Lors des guerres de Bourgogne (et surtout après la bataille de la Planta en 1475), le Haut-Valais envahit les territoires savoyards et annexe le Bas jusqu’à Massongex et l’organise en pays sujet. Les Bas-Valaisans passent alors sous l’autorité de l’évêque de Sion, secondé par un Conseil du Pays qui réunit les députés des communautés locales. En 1569, le Chablais valaisan est conquis, toujours au détriment de la Savoie. Le Bas-Valais reste sujet du Haut qui voit la puissance de l’évêque diminuer en faveur des Patriotes, représentants des sujets de l’évêque, qui forment en 1634 une véritable république fédérale, la République des Sept-Dizains.

Ce n’est qu’avec la Révolution française que le Bas s’émancipe. Le Valais est ballotté entre la République helvétique (1798-1802), l’indépendance théorique (1802-1810) et l’incorporation à l’Empire (1810-1813). À la chute de Napoléon Ier, les Alliés le poussent à adhérer à la Confédération suisse en 1815 dont il devient le vingtième canton.

Toujours déchiré entre le Haut germanophone et le Bas francophone et majoritaire, il est proche de se diviser en demi-cantons (1840). Membre du Sonderbund (1845-1847), il est défait. La deuxième moitié du XIXe siècle voit le développement des transports (ferroviaires et routiers) et les débuts du tourisme alors que le début du XXe siècle voit l’industrialisation (chimie à Monthey et Viège, aluminium à Chippis) du pays et l’exploitation des ressources hydrauliques. Dès 1950 le tourisme de masse se développe et de nombreuses stations apparaissent.

Géographie

Le canton du Valais est situé au sud de la Suisse. Il correspond approximativement à la haute vallée du Rhône, dans les Alpes, qui s’étend du glacier du Rhône jusqu’au Léman. Le Rhône prend sa source au pied du col de la Furka (2 431 mètres), dans un affaissement en forme de fourche, entre le Blauberg et le Furkahorn, à la frontière des cantons d’Uri et du Valais. Le Rhône coule d’abord approximativement d’est en ouest jusqu’à Martigny. À ce niveau, son cours se détourne de façon brutale vers le nord en formant un coude. Il se jette dans le lac Léman après avoir passé un défilé étroit à Saint-Maurice. Le Valais est situé à cheval entre les Alpes valaisannes, les Alpes pennines, les Alpes lépontines, les Alpes uranaises et les Alpes bernoises. Le Valais est un canton-frontière. Il est limité au nord par le lac Léman, le canton de Vaud et le canton de Berne, à l’est par les cantons d’Uri et du Tessin. Au sud, il partage ses frontières avec l’Italie (la Vallée d’Aoste et le Piémont) et à l’ouest avec la France (Haute-Savoie). Le centre de gravité du Valais selon l’Office fédéral de topographie, se trouve aux mayens de Gillou à 1 870 mètres d’altitude, au-dessus de Saint-Luc, dont les coordonnées Swiss Grid (système suisse de coordonnées) sont : E 612.813/N 117.582.